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Parler disquaire, ça veut dire quoi aujourd’ hui?


Par Benoît Séblain , publié le 02/06/16  |  158  lecture(s)

Co-Fondateur (Les Disquaires de Paris)

Je suis Benoît, la trentaine, parisien depuis bientôt une dizaine d’années, amoureux de ma ville et toujours aussi émerveillé par la beauté de Paris. Je suis à l’origine du projet Les Disquaires de Paris avec mes deux meilleurs amis (Aurélien et Stéphane), rencontrés sur les bancs de l’Université à Toulouse. Un soir d’été, nous avons décidé ensemble, après quelques bières, de nous lancer dans une aventure un peu « folle ».

À travers ce texte, écrit en collaboration avec Julien qui a rejoint le collectif il y a bientôt 2 ans, je vais vous conter notre aventure en vous parlant de « disquaire »…

Parler disquaire, c’est discuter de tranches de vie.
Parler disquaire, c’est échanger des histoires rythmées par les vinyles qui ont chacun une mémoire, des mémoires, qui ont traversé des espaces et des temps.
Parler disquaire, c’est s’émerveiller devant la vitrine d’une boutique et découvrir la personnalité d’un lieu.
Parler disquaire, c’est pousser la porte d’une boutique et se laisser guider par les notes dansantes d’un temps qui passe.
Parler disquaire, c’est percevoir une boutique comme un lieu de vie, un repaire.
Parler disquaire, c’est entrevoir le champ des possibles de notre imaginaire et s’apercevoir qu’il nous connecte aux autres.

Parler disquaire, c’est apprendre l’humilité.

Parler disquaire, c’est oublier le temps.
Parler disquaire, c’est se surprendre à esquisser un sourire à l’écoute fortuite d’une discussion passionnée à laquelle on finit par prendre part.
Parler disquaire, c’est jouir d’une connaissance intarissable.
Parler disquaire, c’est le plaisir de plonger toujours plus loin dans sa propre curiosité et celles des autres.
Parler disquaire, c’est se découvrir explorateur.
Parler disquaire, c’est apprendre l’humilité.

Parler disquaire, c’est constater son ignorance et comprendre qu’elle est source de richesse pour celui qui l’embrasse.
Parler disquaire, c’est réaliser que chaque âme qui passe la porte de ce lieu est une tranche de vie à partager.
Parler disquaire, c’est Les Disquaires de Paris, c’est un roman qui n’a pas de fin, c’est une histoire d’amour déclarée pour les disquaires, c’est une aventure qui se parle, qui se regarde, qui se vit et dont on n’en sort jamais indemne.

Vive la musique, vive les disquaires indépendants !


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