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EPECTASE | Un duo d’artistes jubilatoire !


Par , publié le 01/04/15 à 01:04  |  239  lecture(s)

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Exposé à partir de demain (02.04.15) à l’Atelier Yann Arthus-Bertrand et présenté le mois dernier lors du Festival Circulation(s), notre regard s’est arrêté cette semaine  sur le duo français EPECTASE. Interview et introduction de leur talent complètement barré…

| Ici et maintenant 

En plein délire poétique et pictural Corentin Fohlen et Jérôme von Zilw nous ouvrent les portes d’un monde absurde. Entre photographie et performance, le duo se veut spontané. S’inspirant du mouvement Dada, de la culture punk ou encore du Land Art, leurs clichés aussi riches qu’éclectiques, sont de réelles pépites du huitième art que l’on risque fort de recroiser dans les années à venir.

De lotissements aseptisés aux forêts de plantations, des parkings aux immeubles de bureaux, les deux jeunes artistes utilisent l’architecture urbaine comme terrain de jeux. Rien n’est planifié à l’avance. Le choix des lieux, les accessoires mais aussi des scènes qui résultent de l’imprévu. Le duo marche à l’instinct, utilisant l’improvisation comme facteur de créativité.

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© EPECTASE – Le mambo du caniche

| La sensualité de l’ordinaire – La série « Le Philisophe » 

Les clichés de la série « Le Philosophe » sont le fruit d’événements improvisés nés au gré de voyages, de lieux propices à la perturbation et à la réinvention. Le duo a pour habitude de partir au hasard, à l’instinct, à la recherche d’un ordinaire à magnifier. Les photos se frottent les unes aux autres sur de courts fils narratifs.

Jérôme : «…la question est de savoir quand c’est poétique et quand c’est juste un délire. Le rêve, c’est une photo qui soit à la fois drôle et existentielle.»

Doté d’une sensualité de l’ordre du bizarre, ils élaborent un recueil de poésie visuelle. À travers leurs images de héros absurdes, transpire une volonté d’informer, de dénoncer mais avant tout de plaire. Le banal devient coloré, piqué, inspiré mais surtout plein de vie et de sens. Ce qui au départ n’était qu’un jeu s’est révélé être un nouveau moyen d’expression.

C’est ainsi qu’est né le duo EPECTASE, qui signifie aussi bien «tendre vers Dieu» que «mourir en plein orgasme». La photographie… À la vie, à la mort !

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© EPECTASE – La prise de conscience

| Et si on discutait « … » avec eux

1 | Si l’on revient à vos débuts, EPECTASE, ça s’est formé comment ? Votre collaboration vient-t-elle autant d’un délire entre potes que d’inspirations artistiques ?

Au commencement était Noël en famille, les queues de chevaux pendues au sapin, fétiches vivants. Père Noël suspendu au tracteur,  bûche aux oursins. Famille normande, chevaux peints en rose. Et un jour, à la maternité du CHU de Caen, un nouveau bébé, Epectase. 

2Entre photographie et performance comment décrivez-vous votre collaboration ? Est-ce que vous avez un processus de création ?

Oui.

3 | Pouvez vous nous raconter une de vos oeuvres ? Celle de l’homme à la mallette avec le pot de peinture rose intitulée « la prise de conscience » par exemple… Prendre conscience des choses rimerait donc avec peinture rose et attaché-case  ?

Sous chaque touche du piano, un enfant crie de sa voix fluette. Enfant blanc, enfant noir, dièses et bécarres. Sous un crâne rosi par le printemps fleurit une Prise de Conscience. De même peut-être. 

4 | Après le festival Circulation(s) qui s’est déroulé du 24 janvier au 8 mars dernier, vous serez bientôt exposé à l’atelier Yann Arthus-Bertrand, comment vous vous préparez avant une exposition ? Comment vous vous sentez à quelque jours du vernissage ? 

Chaque matin, nous nous brossons les dents au cirage noir, chaque semaine, nous nous rasons mutuellement les cheveux, chaque mois, nous effectuons une danse de la pluie.

5 | Qu’est-ce que vous diriez aux lecteurs pour venir voir cette expo le mois prochain ? #teasing

Nous leur dirions nos regrets, nos amours juvéniles, et partirions dans un éclat de verre.

6 | On trouve beaucoup de spontanéité et folie dans votre travail. Voyons voir si vous l’êtes aussi. Ce qui vous passe par la tête à tous les deux, là, c’est quoi ? 

Le goût délicat d’un sorbet goût pingouin.

Exposition – Terminée
EPECTASE, le site

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© EPECTASE – Boeuf de cheval

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© EPECTASE – L’impact

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© EPECTASE – Le sens des responsabilités

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© EPECTASE – Alain Soumis

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© EPECTASE – Amours mièvres


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