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CLIQUE N’IMPORTE OÙ ECHAP (ESC) POUR QUITTER

ENTRE || VUES avec the DEDICATED NOTHING


Par , publié le 16/12/14 à 01:12  |  426  lecture(s)

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De passage à Paris début décembre à l’occasion de la promotion de leur premier album, nous sommes allés à la rencontre du quatuor the DEDICATED NOTHING. On s’est calé confortablement dans les Chesterfield quelques minutes avant le live. Put the record on

| Introduire par la Vidéo – From Biarritz to Paris

À l’image de leur semaine bien chargée, c’est dans une ambiance cool, détendue et parfois à la limite des fous rires absurdes que les quatre biarrots nous ont accueilli pour un moment privilégié avant leur dernier live de la semaine. Avant notre interview, ci-dessus, découvrez le premier volet : la vidéo.

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| Raconter par les mots – Un moment privilégié

1 | Votre premier album « Dawn to Dusk » vient de sortir après l’EP déjà remarqué « Running away »,  comment définissez vous l’ambiance de l’album, son contexte ? 

Clément (guitariste)- Il y a eu beaucoup de travail en studio pour terminer cet album. On a d’abord testé toutes nos compositions en live avec pas mal de concerts. Après ça, on a eu la chance de pouvoir revenir en studio pour les retravailler et modifier les parties qui ne sonnaient pas bien ou celles auxquelles le public n’était pas réceptif.
Aujourd’hui l’album est sorti, on clôture d’ailleurs avec vous notre semaine de promo à Paris avec de super moments, notamment le concert au Point Ephémère et, ce soir, le live ici au Boardriders Quiksilver.

2Cette sortie est l’occasion pour ceux qui ne vous connaissent pas encore de vous découvrir. Peut-on revenir sur la formation de ce quatuor ? Comment vous êtes-vous rencontrés, comment avez-vous décidé de concrétiser l’idée de monter un groupe ? Dîtes nous tout !

Franck (batteur) – C’est une histoire, avant tout humaine, faite de plein de petites choses qui nous ont fait avancer et qui font qu’on est ici aujourd’hui sans qu’on n’ait forcément envisagé tout ce qui nous arrive au moment où l’on s’est rencontré. Sans aucune prétention ni pression, on s’est lancé dans ce projet. Chacun d’entre nous avait eu une expérience musicale que ce soit ado, gamin ou un peu plus tard. On avait tous rangé plus ou moins nos instruments et on a eu envie de repartir sur un projet, non pas de reprises mais plutôt de compositions. 

On ne se connaissait pas au moment où l’on s’est lancé. Ça s’est fait par petites bribes. Grégoire, le chanteur et moi-même, avons décidé de faire un petit bœuf. Ça a matché dans les envies, dans la vision d’un groupe et dans les influences. Ensuite par connexions de connexions, on a demandé à Clément, guitariste de venir « boeuffer » avec nous. À la deuxième ou troisième répétition, on a réussi à pondre « Running away » de façon très spontanée, dans l’état quasiment final de la version présente sur l’EP.  « Running Away » étant d’ailleurs le titre de l’EP sorti en février 2013.

De façon assez spontanée, naturelle, on a commencé à composer des morceaux dans notre petit home studio. Après six morceaux on a voulu faire un concert, on a donc invité pas mal de potes en mode « summer party » avec l’envie de partager ça et de passer un bon moment. Il s’avère que dans les soixante personnes présentes, il y avait deux personnes du label Drop in (ndlr on y reviendra plus tard).  C’est à ce moment là qu’on a fait appel à Matthieu, le bassiste, avec qui j’avais joué il y a une dizaine d’années, et avec qui je suis resté très bon pote, on avait de très belles connexions musicales.

Il est venu en studio – studio Drop in à Saint Jean de Luz mis à notre disposition pendant trois jours et trois nuits – il ne connaissait quasiment pas les morceaux et a posé ses lignes de basse avec beaucoup de justesse et avec la même spontanéité que la nôtre quand on a pondu les six morceaux.
Au delà de ça, on a kiffé comme des gamins être en studio, en l’occurrence dans ce studio Drop in puisqu’on était dans des conditions de travail de pros dignes des meilleurs studios à Paris ou même à Londres. S’est dégagée de ces trois jours intenses une alchimie qui nous a donné envie d’aller plus loin…

3 | On l’a évoqué, vous avez sorti l’EP et le premier album sur le label Drop In de Quiksilver, parlez-nous de cette collaboration particulière ainsi que des gens qui participent à ce qu’est aujourd’hui le groupe the DEDICATED NOTHING.

Franck – Après les trois jours et trois nuits d’enregistrement, les choses se sont organisées avec le label Drop In qui d’un côté nous a fait confiance et qui avait envie de se lancer dans l’aventure puisque nous étions leur premier groupe signé. D’un autre côté, tout un tas de gens se sont greffés au projet autant humainement que professionnellement, ce qui nous a donné des marques de crédit. En effet, on a dû se confronter à la réalité du monde professionnel de la musique pour savoir si notre projet était crédible et si ça pouvait aller plus loin. On pense notamment à notre attachée de presse, Nathalie Ridard et l’agence Ephélide qui nous ont fait confiance. On pense aussi à la salle de l’Atabal à Biarritz dirigée par François Maton qui nous a mis à disposition sa salle pour travailler de façon professionnelle nos concerts. Bastien Bonnarme, notre photographe qui a fait cette magnifique photo de couverture d’album et nous suit depuis le début. Tout un tas de gens se sont agrégés au projet et font qu’on en est là aujourd’hui, c’est ça notre moteur… bien au delà de savoir si on va être numéros 1 des charts.

4 | Pour revenir sur votre premier album « Dawn to Dusk », diriez-vous que c’est le prolongement logique de l’EP ou que c’est plutôt le résultat de remises en questions plus profondes ? 

ClémentPour donner un exemple, j’ai rencontré Greg six mois avant, quand on a formé le groupe à la première répète. On est arrivés, on a posé nos guitares, on s’est présentés et on a joué ; la même chose avec Matthieu. Du coup, humainement, même si l’accroche s’est faite immédiatement, il n’y avait pas toute cette complicité qu’il peut y avoir aujourd’hui.

Matthieu (bassiste) Il n’y avait pas encore suffisamment de vécu ensemble.

Clément – C’était assez brut comme travail, chacun posait sa patte c’est tout. Par la suite, les autres compos ont reflété le fait qu’on commençait à se connaître, chacun commençait à savoir comment l’autre réagit en live, ce qu’il amène comme influences etc. C’est donc forcément le fruit d’une évolution même s’il y a encore des titres que l’on assume énormément tels que « Running away » dont la version n’a jamais bougé depuis le jour où on l’a sortie dans la cave.

MatthieuC’est la même version qu’on va chanter tout à l’heure. Rien n’a bougé.

FranckEntre l’EP et l’album, étant donné qu’on avait pas mal de morceaux, une douzaine dans les tuyaux au moment où on a enregistré l’EP , on a pris le temps de les laisser vivre en live et voir les retours du public, de nos proches. On s’est servis de ce temps de gestation là pour aboutir quelque chose peut-être un peu moins dans l’urgence que l’EP mais en gardant l’âme essentielle de la façon dont on les avait composés. 

5 | Au delà de la signification du titre « Dawn to Dusk », votre album s’inscrit-il dans une démarche personnelle de vous quatre ? Y a-t-il un message que vous revendiquez ? 

Greg (Chanteur/guitariste) – Tous les morceaux sont toujours le fruit de nous quatre, c’est donc forcément humain et relationnel à la base. S’agissant des thèmes abordés, on est comme beaucoup de groupes de rock anglais ou français, c’est souvent l’amour, l’espoir, la déception amoureuse. Pour « Dawn to Dusk », qui nous est venu très vite puisque ce titre a été composé en deux heures en résidence, c’est ce cycle que cette chanson nous évoquait. On s’est vraiment demandé s’il fallait écrire plus de couplets. Ces deux phrases qui petit à petit montent jusqu’à une intensité vraiment forte étaient très représentatives de ce que l’on disait, personnellement cela nous touchait plus. La première fois qu’on a joué cette chanson sur la scène de l’Atabal, Matthieu en avait presque les larmes aux yeux à la fin parce que l’émotion qu’elle nous procure et la connexion avec le public est assez extraordinaire. 

Concernant l’écriture, quelqu’un a-t-il la plume en particulier ou, au contraire, c’est le fruit d’un travail collectif ? 

 Greg – Il n’y a presque pas de travail d’écriture finalement. C’est vraiment un travail en live quand on fait notre musique. C’est d’abord la musique qui vient et ensuite les mots se posent, venant de nous quatre. Par rapport à la sonorité du mot et à l’impact qu’il a, on contribue tous les quatre à suggérer tout ça quand on est entrain de composer les titres. En général, je vais, puisque je suis le chanteur, écrire ça noir sur blanc mais c’est toujours le fruit des quatre. Sur quasiment toutes les chansons, il y a un refrain ou un final qui est suggéré par l’un ou les autres.

6 | Qu’est-ce que l’on peut vous souhaiter pour la suite ? On présume que vous avez eu de bons retours cette semaine ? 

Franck – Oui, il y a une belle émulation et plutôt des signaux positifs mais la route est très longue, on le sait. On reste les pieds sur terre avec humilité et en même temps l’envie de profiter de chaque moment, que ce soit le Point Ephémère ou ici au Boardriders ou demain sur un super festival. On sait que ce sont des étapes et que peut être que demain ça va s’arrêter ou alors exploser mais on veut profiter de tout. 

On est dans la dynamique de défendre cet album en regardant assez loin aussi sur l’ouverture de notre son, de nos compositions. On a déjà des morceaux en tête. 

Une petite exclu pour GRADIENT – Quelques morceaux sont en préparation, on pousse un peu nos frontières, c’est la continuité de notre son et de notre énergie. On a envie de partir sur la route pour jouer en France et à l’étranger pour partager tout ça. C’est cette envie qui nous porte aujourd’hui. Même si cet album a été produit avec beaucoup de tripes, on en met encore plus sur scène, on a envie de vivre ça. Idéalement, on voudrait jouer sur une série de festivals, on y travaille avec notre management. On a quelques petites pistes…

Deux axes pour nous aujourd’hui : tourner et se concentrer sur de nouvelles compositions. 

Un grand merci aux quatre biarrots de the DEDICATED NOTHING (Greg, Clément, Matthieu et Franck) pour leur spontanéité et leur humilité. On vous souhaite plein de bonnes choses et espère vous retrouver très prochainement sur de nouvelles scènes hexagonales.

Dawn To Dusk – Disponible partout (LP/Digital/CD)

| Immortaliser – Capturer l’instant

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Crédits | GRADIENT

Photographie – Lénaïc Gouirriec
Vidéo – Lénaïc Gouirriec
Audio – Souleiman Bacar
Interview et propos recueillis – Alexandre Puget & Camille Ournac


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